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Archive for mai 2009

Acquittement de l’abbé Josaphat Hitimana

Posted by kayihura sur 28,mai, 2009

 

 

L’abbé Josaphat Hitimana Rachid

L’abbé Josaphat Hitimana Rachid

L’abbé Josaphat Hitimana Rachid a été acquitté ce lundi par le tribunal-gacaca de Gahogo  à la frontière de son ancienne paroisse et celle de Kabgayi. Longtemps curé à la paroisse Saint André de Gitarama avant d’être recteur de l’Université Catholique de Kabgayi, l’abbé Hitimana avait  connu pas mal de malentendus avec son nouvel Evêque Smaragde Mbonyintege qui l’accusait d’insubordination. Peu après, il a été placé en garde à vue pendant quelques heures, à la station de police de Muhanga, pour d’autres affaires non rendues publiques, selon ses anciens paroissiens.

Selon ces mêmes sources, L’abbé serait en fuite. Ancien animateur des jeunes et ami de feu Père Vjéko et de feue Marguerite, l’Abbé Josaphat est considéré à Gitarama comme  fondateur d’un bureau social qui s’occupait des enfants de la rue.

Il s’agit du premier acquittement car il aurait à répondre d’une autre charge selon ses anciens paroissiens.

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L’avocat de Nkunda aurait oublié ses documents dans un cyber café à Kigali

Posted by kayihura sur 21,mai, 2009

avocats de Nkunda,perplexes mais sans broncher

avocats de Nkunda,perplexes mais sans broncher

Une responsable d’un cyber café à Kigali vient de confirmer qu’elle détient la clé (flash disc) de l’avocat du général Laurent Nkunda.

« Il a oublié ici son flash disc contenant tous ses dossiers juridiques. Je lui ai écrit car le disc contenait son adresse e-mail mais il n’a pas voulu venir le prendre. Je l’attends toujours. » a-t-elle annoncé ce lundi 18 mai.

Entretemps, la haute cour de la république du Rwanda aurait accepté de recevoir le recours de l’avocat du général et le proces est attendu aujourd’hui 21 mai.L’avocat, rejette  la décision du tribunal de base de Rubavu qui s’était déclaré incompétent, selon la LDGL.

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Nyamirambo : un tribunal de base se substitue à la haute cour!Corruption ou tentative de corruption ?

Posted by kayihura sur 20,mai, 2009

Le tribunal de base de Nyamirambo a été saisi d’une affaire pénale  de  chèque sans provision, les conclusions de la juge ordonnent à l’accusé de payer la dette ! Affaires civiles dont le tribunal n’avait pas été saisi, non ?

Comment le tribunal a-t-il été au courant des termes de convention entre les   deux antagonistes jusqu’à arrêter la somme à payer par l’un d’entre eux? Pourquoi et dans quelle circonstance un tribunal de base peut-il ordonner à une personne d’exécuter sa décision  sans aucune autre forme de recours ? Comment une juge, avant de libérer ses conclusions, consacre-t-elle son temps à conseiller à l’accusé de ne pas interjeter l’appel ?

 

Photo Eric Kayihura

Photo Eric Kayihura

 

Un certain matin du mois d’avril, un gérant d’école  de Muhanga(sud) reçoit un coup de téléphone de la part d’un policier de la station de Nyamirambo. Le gérant doit comparaître devant la police pour répondre d’un chèque sans provision versé par un certain Dieudonné Nduwimana, un ex-douanier chassé de l’Office Rwandais des Recettes pour soupçon de détournement des deniers publics.

 Le gérant plaide non coupable   puisque le chèque avait été rempli par le plaignant.

« C’est lui  qui devrait être poursuivi pour tentative de vol et  usage de faux »explique-t-il.

 L’officier de police judiciaire est convaincu mais il amène le gérant au parquet de base. Le substitut du procureur interroge les deux parties et la confrontation se solde par la détention provisoire du gérant.

 Le jour du procès arrive. L’ex-douanier accepte devant le juge qu’il avait rempli lui-même le chèque. L’avocat du gérant arrive à convaincre la juge, articles à l’appui, qu’un chèque sans date n’est pas un chèque.

  Le jugement tombe le 14 mai : La juge du tribunal de base de Nyamirambo ordonne la relaxation du gérant mais ajoute  deux paragraphes contradictoires :

 Le premier stipule que le gérant doit payer la totalité de la somme due à l’ex-douanier endéans 10 jours nonobstant toute voie de recours ! Le deuxième stipule que le gérant devra payer cette somme en ajoutant les dommages et intérêts endéans 30 jours, soit le délai de l’appel !

 Un différend oppose actuellement l’huissier qui s’est hâté d’aller exécuter la décision du tribunal avant même qu’elle ne soit une loi, et l’avocat qui a déjà fait appel. A vous la plume.

 

Posted in justice, Publie par Eric Kayihura | Leave a Comment »

Muhanga : Un sorcier-tueur à gage appréhendé

Posted by kayihura sur 11,mai, 2009

Nsoro et ses commissionnaires présumées
Nsoro et ses commissionnaires présumées

a police rwandaise annonce avoir mis la main sur un sorcier qui vivait en cachette depuis deux ans. François Nsoro, 49 ans est soupçonné d’avoir assassiné de ses propres mains 7 personnes en l’espace de 2 ans depuis 2007, chez lui à  Mugina dans le district de Kamonyi (province du Sud).Il est accompagné dans le cachot de la police de Remera (Kigali) de deux de ses commissionnaires présumées Marie Josée Kayitesi ,37 ans et Francine Mukaneza, 42 ans. La troisième  Nzamukosha est détenue à Muhanga (sud), annonce la police.

Parmi les victimes figurent des rescapés du génocide, et des femmes qui avaient été soupçonnées de détourner les maris de leurs voisin etc. Selon la police, les derniers corps avaient été jetés dans la rivière Nyabarongo et Nsoro voyageait en cachette au sud et au nord du pays.

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ORINFOR : Genèse du déluge du 21 avril.

Posted by kayihura sur 5,mai, 2009

orinforTout aurait commencé avec la cheftaine des ressources humaines. Très libre, elle était accusée, par le personnel, de favoritisme et de népotisme. Dans ses recrutements, pas assez prudents, elle aurait été aidée par un chef d’unité qui effectuerait des mutations comme au jeu de cartes. Dans ce cadre, un responsable d’une radio communautaire est nommé chef d’unité « presse écrite ».Celui qu’il remplace redevient simple journaliste à la télé.

  kimanuka                

Dans ses efforts pour se faire accepter, le nouveau dirigeant de la presse écrite se heurtera à un chef d’imprimerie qui démissionne tout de suite. Après le départ de celui-ci, les hautes sphères de la politique rwandaise sont informées d’un  contrat qui aurait été contresigné par le directeur général de l’ORINFOR en vue d’accélérer  l’installation d’une web-machine pour la nouvelle imprimerie en construction.

Cette information s’ajouterait à celle de la commission de 10% accordée aux fournisseurs de publicité pour pouvoir surmonter la concurrence des radios naissantes.

La police arrête le patron de l’ORINFOR. La ministre de l’information ordonne la suspension du chef d’unité « Centres régionaux et radios communautaires », du nouveau chef de la presse écrite, de la cheftaine des ressources humaines et ses acolytes ainsi que du conseil d’administration.

 

En même temps, elle rappelle l’ancien chef d’imprimerie ci-haut cité, pour occuper le poste de chef d’unité « presse écrite ». Un comité de crise est alors constitué dont le rédacteur en chef du journal la nouvelle relève et celui du journal kinyarwanda Imvaho, le directeur des affaires financières, le directeur de Radio-Rwanda et le rédacteur en chef de la télévision rwandaise à défaut de sa directrice et en même temps directrice générale adjointe de l’ORINFOR qui se trouverait aux Etats Unis en congé de maternité.

 

La comite de crise est chargée d’effectuer un triage en vue de profiter de cette situation  pour effectuer un coup de balai  depuis longtemps souhaité par le président de la République lui-même. Aucun critère officiel de licenciement n’est préétabli. Aucun employé n’est auditionné.

Presque tout le personnel de l’unité des finances est alors sacqué. Deux journalistes d’Imvaho, quatre de la Nouvelle Relève dont une diabétique en repos médical et la secrétaire de rédaction (une des rares employées sous-contrats à voir leur contrat résilié unilatéralement) sont congédiés. Il y a  aussi deux journalistes de Radio Rwanda dont le rédacteur en chef des journaux parlés et une dizaine à la télé dont un célèbre artiste- sculpteur,  des cameramen attitrés  ainsi que d’autres techniciens et journalistes de renom. Les lettres de suspension et de résiliation du contrat sont signées par la ministre elle-même avec copie pour information au Président de la République et au ministre de la fonction publique et du travail.

 

Jusqu’à présent ces derniers sont  en désolation.

 « Les articles  65 et 66  sur lesquelles s’est basée la ministre de l’information, sont tellement floues que nous n’y voyons que du feu .Nous ne voyons aucune autorité qui puisse nous écouter tant que la cause brandie est la réforme ! » se lamentent-ils.

L’article 65 du statut général des fonctionnaires de l’état stipule que la suspension suit  l’absence du travailleur sans motif ou avec un motif spécial.

L’article 66 précise que le travailleur est suspendu lorsque son poste n’existe plus, s’il affiche une absence prolongée de plus de 15 jours au moins sans motif valable  ou lorsqu’il écope d’une peine d’emprisonnement de moins de six mois.

Ils apprennent seulement qu’une dame a été nommée à la tête de l’unité des ressources humaines avec pour mission de sélectionner les employés à suspendre définitivement, en se basant cette fois-ci sur leurs dossiers respectifs.

Une autre mauvaise nouvelle leur tombe dans les oreilles : Aucun déflaté ne recevrait son salaire du mois d’avril en totalité.

 Rappelons que les lettres de suspension ont été signées le 21 avril 2009.

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